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Serbie-Kosovo : un dialogue incertain et déséquilibré

mai 2011

#Divers

À l’automne 2010, les relations entre la Serbie et le Kosovo, bloquées par la déclaration unilatérale d’indépendance (Dui) proclamée en février 2008 par les Kosovars albanais, semblaient se détendre. Après l’avis de la Cour de justice internationale sur la conformité de la Dui avec le droit international, l’Assemblée générale des Nations unies a passé à l’unanimité une Résolution (9 septembre 2010) invitant les deux parties à engager un dialogue sous l’égide de l’Union européenne pour « favoriser la coopération, avancer sur le chemin conduisant à l’Union européenne et améliorer les conditions de vie des populations1 ». Plusieurs membres de l’Union européenne, dont la France, avaient rappelé à la Serbie qu’elle ne pourrait adhérer à l’Union que si elle réglait ses problèmes territoriaux. Chypre sert d’exemple et d’avertissement.

Avec optimisme, les experts spéculaient déjà sur les compromis envisageables pour que la Serbie, à défaut de reconnaître l’indépendance du Kosovo, établisse avec lui des relations normales2. L’application du plan Martti Athisaari n’étant guère possible, restaient deux possibilités3. Doter le nord d’un statut d’autonomie supervisée

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