Bureau du ministre de l'intérieur à l'hôtel de Beauvau. Photo prise lors des journées européennes du patrimoine 2013 | Wikimédia photo de Tiraden
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Comme un vide à l’Intérieur

octobre 2020

Les questions de sécurité, d’organisation territoriale ou de laïcité sont laissées en friche par un gouvernement qui peine à assumer ses prérogatives régaliennes.

Quelle que soit l’opinion qu’on en a, le quinquennat d’Emmanuel Macron a été marqué par des enjeux d’ordre public aigus : affaire Benalla, mouvement des Gilets jaunes, manifestations contre les ordonnances dites Travail ou la réforme des retraites, restriction des libertés publiques due au coronavirus et, dans une moindre mesure que lors du quinquennat précédent, attentats terroristes. En dépit de ce contexte, le bilan de l’action gouvernementale dans les champs d’intervention traditionnels du ministère de l’Intérieur (sécurité, organisation territoriale, laïcité) est maigre et contestable.

Est en cause en partie l’instabilité des locataires de la Place Beauvau qui n’ont pas su ou voulu s’investir dans la durée. Gérard Collomb, pourtant « faiseur de roi » et ministre d’État, a occupé le poste moins d’un an et demi, décontenancé par l’affaire Benalla et faisant finalement primer ses inquiétudes lyonnaises sur les enjeux nationaux. Christophe Castaner a tenu vingt et un mois. Il a misé sur la communication aux dépens du fond et des valeurs : en annonçant, le 1er mai 2019, une fausse invasion par des manifestants de l’hôpital Pitié-Salpêtrière puis en tréb

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Jérôme Giudicelli

Ses études littéraires l'ont mené, après un passage par l'ENA, aux questions du travail, notamment de la formation professionnelle, vue à l'échelle régionale, puis nationale. Il est désormais fonctionnaire territorial en région pays de la Loire. Il reste fidèle à l'analyse littéraire et cinématographique à travers ses interventions sur l'actualité des livres et du cinéma.…

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La crise sanitaire provoquée par l’épidémie de Covid-19 donne de la vigueur aux critiques de la démocratie. Alors que certains déplorent l’inertie de la loi et que d’autres remettent en cause les revendications sociales, le dossier, coordonné par Michaël Fœssel, répond en défendant la coopération, la confiance et la délibération collective. À lire aussi dans ce numéro : les régimes d’historicité, le dernier respirateur, le populisme américain et l’œuvre de Patrick Modiano.