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Rétrospective sur Alain Resnais à la Cinémathèque française. Détail de l’affiche via l site internet de la Cinémathèque
Rétrospective sur Alain Resnais à la Cinémathèque française. Détail de l'affiche via l site internet de la Cinémathèque
Dans le même numéro

Les courts métrages d’Alain Resnais

janv./févr. 2022

Événements au sein de la rétrospective organisée en novembre 2021 à la Cinémathèque française, les projections de courts métrages réalisés par Alain Resnais ont permis aux spectateurs de découvrir cet aspect relativement peu étudié de son œuvre, tout en les replongeant à une époque, les années 1950, où les jeunes cinéastes devaient passer par cet art avant de réaliser un format long et où toute séance de cinéma était précédée d’un court métrage. Plus surprenant et important, ces séances ont projeté, peut-être pour la première fois, plusieurs Visites d’ateliers, réalisées par Resnais en 1947 auprès de peintres contemporains, qui, ainsi que l’a expliqué l’historien du cinéma François Thomas en introduction, n’avaient été montrées qu’aux artistes filmés et dans quelques galeries jusqu’alors, leur réalisateur ne considérant pas ces films comme faisant partie de son œuvre.

Deux de ces courts métrages conservent aujourd’hui leurs bandes sonores et leurs commentaires : Portrait d’Henri Goetz et Visite à Christine Boomeester. Le premier est une tentative d’expliquer des peintures abstraites souvent effrayantes, en explorant avec sa caméra les détails de toiles comme s’il s’agissait de paysages, de tableaux figuratifs. Le second s’ouvre sur la recherche des traces de blanc dans les images de la peintre qui applique du noir sur la toile – le court métrage devenant ainsi une exploration du gris, bien que cette couleur reste à dominante foncée chez Bo

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Louis Andrieu

Cinéphile, il écrit sur le cinéma, les contenus audiovisuel et les images dans la Revue Esprit depuis 2013.

Dans le même numéro

L’amour des marges. Autour de Michel de Certeau

Comment écrire l’histoire des marges ? Cette question traverse l’œuvre de Michel de Certeau, dans sa dimension théorique, mais aussi pratique : Certeau ne s’installe en effet dans aucune discipline, et aborde chaque domaine en transfuge, tandis que son principal objet d’étude est la façon dont un désir fait face à l’institution. À un moment où, tant historiquement que politiquement, la politique des marges semble avoir été effacée par le capitalisme mondialisé, l’essor des géants du numérique et toutes les formes de contrôle qui en résultent, il est particulièrement intéressant de se demander où sont passées les marges, comment les penser, et en quel sens leur expérience est encore possible. Ce dossier, coordonné par Guillaume Le Blanc, propose d’aborder ces questions en parcourant l’œuvre de Michel de Certeau, afin de faire voir les vertus créatrices et critiques que recèlent les marges. À lire aussi dans ce numéro : La société française s’est-elle droitisée ?, les partis-mouvements, le populisme chrétien, l’internement des Ouïghours, le pacte de Glasgow, et un tombeau pour Proust.