Sibyl : Photo Adèle Exarchopoulos, Gaspard Ulliel, Sandra Hüller. Copyright Les Films Pelléas
Dans le même numéro

Sibyl de Justine Triet

Le portrait de femmes atteintes de troubles psychiques est un thème récurrent dans le genre dramatique, avec pour grandes réussites Une femme sous influence (John Cassavetes, 1974) et In The Cut (Jane Campion, 2003). Afin d’éviter les écueils de représentations stéréotypées des addictions, dépressions ou névroses dont peuvent souffrir les héroïnes, il suppose une maîtrise nuancée du scénario, et un jeu constamment partagé entre ambiguïté et subtilité de la part des actrices. Sibyl, le troisième long métrage de Justine Triet, présenté en compétition au dernier festival de Cannes, forme un tel drame, alors que nous pouvions penser y trouver, au vu de ses bandes-­annonces, une quasi-comédie romantique dans la poursuite de ­Victoria (2016).

Son personnage éponyme (Virginie Efira), une psychanalyste démarrant l’écriture d’un roman, décide de prendre une nouvelle patiente, Margot (Adèle Exarchopoulos), comédienne bouleversée par sa liaison avec un acteur (Gaspard Ulliel) déjà en couple avec la réalisatrice (Sandra Hüller) d’un film dont ils doivent partager l’affiche, tourné sur l’île de Stromboli, où une partie du réc

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Louis Andrieu

Etudiant à Sciences-Po Paris, cinéphile, il écrit sur le cinéma, les contenus audiovisuel et les images dans la Revue Esprit depuis 2013.

Dans le même numéro

Le dossier estival de la revue Esprit, coordonné par Camille Riquier, fait l’hypothèse que le monde capitaliste a substitué l’argent à Dieu comme nouveau maître invisible. Parce que la soif de l’or oublie le sang des pauvres, la communauté de l’argent est fondée sur un abus de confiance. Les nouvelles monnaies changent-elles la donne ? Peut-on rendre l’argent visible et ainsi s’en rendre maître ?