Dans le même numéro

Quand la justice est appelée à se prononcer sur l'euthanasie

Votée en 2005, la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie (souvent appelée loi Leonetti) a permis de dégager un très large consensus sur les situations de fin de vie, faisant la preuve, au terme d’un travail législatif de qualité, que le débat éthique pouvait sortir des conflits idéologiques et des caricatures médiatiques1.

À elle seule, pourtant, cette loi ne peut empêcher la focalisation spectaculaire sur des situations dramatiques comme celles de Chantal Sébire (demande de suicide assisté) ou de Lydie Debaine (procès d’une mère qui a donné la mort à sa fille handicapée) qui ont accaparé les médias durant les mois de mars et avril. Pourquoi le thème de l’euthanasie donne-t-il lieu à une telle émotion publique et de nouvelles demandes de légiférer, comme si le sujet avait été laissé en friche, appelant des décisions urgentes ?

Les termes de l’équilibre

Rappelons tout d’abord les grandes lignes de la loi de 2005. Elle proscrit tout d’abord l’obstination déraisonnable : quand des traitements apparaissent inutiles au malade, disp

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Marc-Olivier Padis

Directeur de la rédaction d'Esprit de 2013 à 2016, après avoir été successivement secrétaire de rédaction (1993-1999) puis rédacteur en chef de la revue (2000-2013). Ses études de Lettres l'ont rapidement conduit à s'intéresser au rapport des écrivains français au journalisme politique, en particulier pendant la Révolution française. La réflexion sur l'écriture et la prise de parole publique, sur…

Dans le même numéro

Parcours personnels à travers les mobilisations
Les sciences humaines et les mutations du savoir
Fins de cycle du roman national et blocage français