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Syrie : quelles leçons pour la France sept ans après ?

mai 2018

Lorsque le soulèvement en Syrie commence, le gouvernement de Nicolas Sarkozy est encore en guerre en Libye, il a mal géré la révolution en Tunisie et l’un des alliés historiques de la France dans la région, Hosni Moubarak, vient de tomber en Égypte. Très vite, les autorités françaises condamnent la répression féroce que le régime Assad oppose aux manifestations pacifiques. Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Alain Juppé, est la première personnalité étrangère à déclarer que Bachar al-Assad a perdu toute légitimité. L’appel à un départ d’Assad devient le mantra de l’approche française pour les années qui suivent, sous François Hollande comme sous N. Sarkozy.

Vue de l’étranger, la virulence des administrations Sarkozy puis Hollande sur le sort d’Assad a pu surprendre. Lorsqu’en août 2013, la question d’une intervention occidentale s’est posée, à la suite de l’usage de l’arme chimique dans la Ghouta, les dirigeants français n’avaient aucun doute sur la nécessité « d’y aller ». La volte-face de Barack Obama a constitué pour eux un véritable traumatisme. Comment expliquer

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Michel Duclos

Ancien ambassadeur de France en Syrie (2006-2009), conseiller spécial à l'Institut Montaigne.

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À l’occasion de la rétrospective consacrée à Chris Marker par la Cinémathèque française, le dossier de la revue Esprit revient sur les engagements de celui qui en fut un collaborateur régulier. Propres à une génération forgée par la guerre, ces engagements sont marqués par l’irrévérence esthétique, la lucidité politique et la responsabilité morale. À lire aussi dans ce numéro : Jean-Louis Chrétien sur la fragilité, les défis du numérique à l’école et les lectures de Marx en 1968.

 

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