Boutcha le 4 avril 2023, via Wikimédia
Boutcha le 4 avril 2023, via Wikimédia

Dans le miroir de Boutcha

Le massacre commis par l’armée russe à Boutcha doit être regardé en face, et compris comme la manifestation collective d’une pulsion de mort jusqu’ici latente. Au lieu de se retourner contre son dirigeant et de déboucher sur une révolution, elle a pris la forme d’une union nationale des oppresseurs et des opprimés, et s’est déchargée de toute sa violence sur un ennemi extérieur.


Le 1er avril 2022, de terribles photos de la ville de Boutcha, dans la région de Kiev, en Ukraine, ont été diffusées dans les médias internationaux1. Prises après un mois d’occupation, elles témoignent d’un terrible massacre que l’armée russe a commis au cours de cette période. De nombreux corps de civils, dont des femmes et des enfants, ont été retrouvés morts, mutilés et brûlés, les mains liées, avec des traces de tortures et de viols. On a trouvé des cadavres partout dans les rues, dans les sous-sols des immeubles, mais aussi dans des fosses communes creusées à la hâte par les soldats pour dissimuler les preuves de leurs atrocités.

Comment les médias officiels russes ont-ils réagi à ces images ? Ils ont dénoncé une « provocation » et prétendu que les Ukrainiens avaient simplement mis en scène les meurtres et truqué les images afin de discréditer les forces armées russes. En outre, le 18 avril 2022, le président Poutine a décerné un titre honorifique à la 64e brigade de fusiliers motorisés, qui opérait à Boutcha. Il fallait se rendre à l’évidence : au xxie siècle, le génocide, les tortures et les meurtres de masse sont encore possibles. De plus, les responsables de ces crimes peuvent être glorifiés en héros de la nation.

Du point de vue géopolitique, dominant à droite, l’état d’exception associé aux combats guerriers banalise la violence comme un moyen justifié par certaines fins, telles que l’intérêt des États souverains et des alliances. Du point de vue moral, prévalent à gauche, ce qui s’est passé à Boutcha et dans d’autres villes ukrainiennes occupées par l’armée russe est un mal absolu, que l’on ne peut expliquer de manière rationnelle. Le problème général du mal, cependant, est qu’aux yeux de celui qui juge, le mal vient toujours de l’Autre, dans le visage duquel il ne se reconnaîtra jamais. Le syllogisme de la conscience morale – « Je ne pourrais jamais faire cela ; les autres sont des gens comme moi ; par conséquent, le massacre de Boutcha n’est pas possible » – se heurte au fait que le massacre de Boutcha est non seulement possible, mais qu’il a bel et bien eu lieu. Si les militaires russes sont des gens comme moi, comment peuvent-ils torturer des civils, tuer des enfants ou violer des femmes avant de les brûler ? La solution la plus simple serait de déshumaniser les criminels et de chercher les sources de leur cruauté dans leur tempérament national ou la fameuse tendance de la culture russe à glorifier la violence. Vient alors le syllogisme suivant : « Les autres sont des êtres humains comme moi ; les militaires russes ne sont pas comme moi ; ils ne sont donc pas des êtres humains. »

Laissant de côté le cynisme géopolitique, qui justifie les crimes de guerre, et la conscience morale libérale, qui déshumanise leurs perpétrateurs, on doit admettre que Boutcha n’est ni une exception, ni un scandale. Boutcha est le nom de quelque chose qui se répète dans l’histoire de l’humanité, indépendamment de tout progrès, et qui accompagne la guerre comme l’un de ses développements possibles, après les tragédies du xxe siècle liées à l’agression fasciste, mais qui ne s’y réduit pas nécessairement, et qui offre les scènes les plus terrifiantes du théâtre de la guerre.

Pulsion de mort

Si la guerre est un théâtre, Boutcha est une scène – non au sens où l’entend la machine de propagande russe, mais en un sens beaucoup plus radical : lorsque nous regardons les images de personnes torturées et assassinées, ce qui se passe est de l’ordre de la rencontre fantasmatique. Il y a en effet des scènes qui provoquent de l’horreur ou de la répulsion, que nous voudrions ne pas avoir vues et que nous avons immédiatement tendance à remplacer par quelque chose de plus tolérable.

Le mécanisme psychologique de la négation signale les contenus qui sont refoulés. Dans une perspective psychanalytique, ces contenus sont extrêmement importants pour comprendre la vérité intime, le secret d’un sujet, ses désirs et ses pulsions inconscients. Boutcha peut être considérée comme un miroir déformant, dans lequel l’humanité ne peut se reconnaître, confrontée à son effrayante projection de l’Autre inhumain comme source de mal. La scène de Boutcha montre, pour reprendre la définition de Slavoj Žižek, « la cause de la terreur constitutive de notre être-humain, le noyau inhumain de l’être-humain, la dimension de ce que les idéalistes allemands appelaient la négativité et que Freud appelait la pulsion de mort2  ».

La pulsion de mort (Todestrieb) est l’un des concepts les plus controversés, introduit pour la première fois par Sabina Spielrein, médecin et psychanalyste russe, tuée par les nazis en 1941 à Rostov-sur-le-Don. Dans « La destruction comme cause du devenir », elle affirme que la sexualité humaine a deux composantes, l’une reproductive et l’autre destructive, et suggère que la pulsion de mort est subordonnée à la pulsion reproductive3. Sigmund Freud reprend ce concept dans « Au-delà du principe de plaisir », mais en change le sens : selon Freud, Thanatos n’est pas seulement une pulsion à part entière ; en réalité, elle domine Éros.

Freud souligne le fait que ses patients qui sont revenus de la Première Guerre mondiale et qui souffrent d’une névrose traumatique (ce que l’on appelle aujourd’hui le trouble de stress post-traumatique) font des rêves récurrents, dont le contenu provient de leur expérience : « le sujet se trouve constamment ramené à la situation constituée par son accident et se réveille chaque fois avec une nouvelle frayeur4 ». Il est à noter que Freud croyait que « la tendance prédominante des rêves serait celle qui a pour objet la réalisation des désirs5 ». Quel type de désir peut se réaliser de manière aussi détournée ? Apparemment, la disposition du désir qui est ici en jeu diffère de la simple recherche du plaisir. Après avoir examiné plusieurs explications de la compulsion de répétition, Freud suggère qu’il doit y avoir « une tendance à la répétition plus primitive, plus élémentaire, plus impulsive que le principe de plaisir qu’elle arrive souvent à éclipser6 ». Cet instinct primitif est conservateur et renvoie à « une tendance inhérente à tout organisme vivant à rétablir un état antérieur7 », c’est-à-dire à revenir à l’état d’une nature inorganique. La pulsion de mort n’atteint pas la conscience, mais se présente de manière déguisée, camouflée sous toutes sortes de désirs. Cependant, dans certains cas, elle émerge à la conscience. La guerre en est un.

Dans la lettre de Freud à Albert Einstein, intitulée « Pourquoi la guerre ? », un autre aspect de la pulsion de mort est mis en évidence : l’agressivité. Il y a deux sortes d’instincts : « ceux qui veulent conserver et unir, que nous appelons “érotiques” (au sens que Platon donne à Éros dans son Banquet), ou encore “sexuels” (en donnant explicitement à ce terme l’extension du concept populaire du mot “sexe”), et, d’autre part, ceux qui veulent détruire et tuer, que nous assimilons aux instincts agressifs et destructifs8 ». Freud renvoie à des oppositions bien connues, comme l’amour et la haine ou l’attirance et la répulsion, et souligne que ces deux pulsions se mélangent et se conditionnent au point qu’on ne peut pas vraiment les séparer. C’est pourquoi les guerres ont toujours leurs adeptes : l’enfer est pavé de bonnes intentions ; la passion de la destruction opère sous le couvert du patriotisme d’État, de la religion ou d’autres valeurs positives.

La pulsion de destruction, qui trouve sa libération dans la guerre, n’est pas la pulsion de mort elle-même, mais plutôt le résultat d’un processus complexe d’inversion : « L’instinct de mort devient une pulsion de destruction lorsque, à l’aide de certains organes, il dirige son action vers l’extérieur, contre des objets extérieurs. Autrement dit, l’être vivant défend sa propre existence en détruisant les corps étrangers9. » Dans cette perspective, la guerre peut être comprise comme un Thanatos collectif réorienté sur un autre peuple. Les motifs conscients ne sont qu’un élément superficiel d’un appareil complexe, mû par la pulsion de mort inconsciente de l’agresseur.

Tuer tout le monde

Cependant, pour comprendre la scène de Boutcha dans sa singularité, une simple application de la théorie psychanalytique aux données empiriques ne nous donne qu’une idée générale de la raison pour laquelle cette scène nous inspire tant d’horreur et de rejet. Certes, elle nous tend un miroir, mais un miroir de quoi ? Quel est le sujet de la pulsion de mort qui entre en scène à Boutcha ?

Le 19 avril 2022, peu après Boutcha, l’écrivain russe Alexandre Nikonov a reçu un appel téléphonique de l’acteur Ivan Okhlobystine, connu pour ses opinions ultra-conservatrices et en faveur de Poutine. L’acteur était ivre. Manifestement, il faisait le tour de ses amis pour une sorte d’adieu, faisant part de sa volonté de se rendre en Ukraine afin de se battre pour Poutine. Nikonov a enregistré la conversation et l’a diffusée en ligne comme représentative de l’état d’esprit des patriotes russes. Voici quelques extraits du discours d’Okhlobystine : « La Russie gagnera toujours. Même si l’impossible se produit et que nous perdons, cela signifie que le monde entier perdra avec nous. Il n’y aura plus rien ! Un grand zéro. Et nous sommes tous prêts pour cette apocalypse ! Tout le monde est d’accord, vous n’imaginez pas à quel point ! À l’unisson ! Nous n’avons pas besoin d’un monde dans lequel nous ne serions pas les vainqueurs, Poutine n’a pas dit cela en vain… C’est trop cool ! Nous sommes tous si excités maintenant ! Quel bonheur ! Si Dieu le veut, nous allons faire exploser ce monde ! Nous allons tuer tout le monde10 ! » Dans cette excitation, la pulsion de mort se manifeste à l’état pur. On peut en effet parler de psychose, tant individuelle que collective : les militaires interprètent les rêves apocalyptiques de l’intelligentsia pro-gouvernementale, comme de véritables acteurs du théâtre de la guerre, dans leur passage à l’acte sur la scène sanglante de Boutcha.

La pulsion de mort opère ici dans une situation historique spécifique, celle d’un impérialisme qui s’effondre soudainement en fascisme. Telle est la situation de mon pays et de mon peuple. Mais cela s’est déjà produit dans d’autres pays et se reproduira très probablement ailleurs. Comme le rêve d’une personne traumatisée, Boutcha est une scène qui se répète. On peut essayer de l’oublier, de l’interdire, mais elle revient sous d’autres noms, brisant l’invocation du « plus jamais ça ». En effet, il ne s’agit pas d’un phénomène isolé, mais de l’exercice fantasmatique d’un complexe psychosocial déterminé, dont l’invariance doit être analysée et remise en question si l’on veut vraiment se débarrasser, non seulement du symptôme (des cauchemars), mais aussi de sa cause.

Bien que certains s’opposent à toute comparaison entre la Russie de Poutine et l’Allemagne de Hitler ou l’Italie de Mussolini, il existe une certaine homologie entre ces régimes, que l’on peut saisir par le terme de fascisme. En effet, parmi les éléments communs à ces régimes, on observe la nostalgie d’un grand empire du passé, qui cultive le sentiment de la supériorité ethnique, religieuse, culturelle ou autre d’une nation, dont l’éthique politique se réduit aux idées de guerre de conquête, de restauration de la gloire d’antan et de domination sur d’autres groupes ou territoires. Il existe donc un lien entre l’impérialisme et le fascisme, mais toute volonté de restaurer un ancien empire n’est pas nécessairement porteuse d’une idéologie fasciste ou préfasciste.

La logique de l’empire a été parfaitement décrite par Hegel dans le chapitre vi de la Phénoménologie de l’Esprit. Hegel y présente sa vision de la psychologie des masses et introduit la figure du despote, ou, comme Hegel l’appelle lui-même, du « maître du monde ». Cette figure monstrueuse se manifeste par une violence excessive à l’égard des individus atomisés de l’empire, mais elle est en même temps la projection de ces individus atomisés. Ces individus, également appelés « personnes abstraites », créent un type spécifique de subjectivité, qui sous-tend l’ensemble de la structure sociale de la modernité capitaliste. En tant que personne abstraite, je ne suis personne, mais il y a des choses qui m’appartiennent. Cela pourrait aller, mais je ne peux pas vraiment m’identifier à ce que je possède. Je peux essayer d’atteindre une certaine stabilité en m’entourant de plus en plus de choses, mais je ne resterai moi-même rien de substantiel.

L’empereur, ou le maître du monde, émerge lorsque « la pluralité absolue des atomes personnels est en même temps recollectée en Un point unique tout aussi dépourvu d’esprit, qui leur est étranger11 », et devient l’incarnation de l’aliénation sociale elle-même. En tant que personnes, nous pouvons craindre le despote ou nous opposer à lui, et le concevoir comme une force extérieure qui s’impose à nous, mais ce que nous oublions, c’est que, dans ce tissu d’aliénation sociale, nous créons en réalité le despote à partir de notre propre existence dépourvue d’esprit et entièrement subordonnée aux relations de propriété. Le despotisme est le revers obscène de l’individualisme abstrait de l’État impérial et, pour revenir à mon propos, de la pulsion de mort, personnalisée dans la figure du maître du monde. En outre, Hegel décrit la manière dont l’empire se dégrade en monarchie féodale, dans laquelle l’aristocratie nourrit la vanité du souverain, mais souligne qu’un meilleur niveau d’éducation et la diffusion des idées des Lumières conduisent à la révolution, qui finit par détruire le pouvoir impérial et l’absolutisme.

La Russie a son propre héritage impérial, qui a donné naissance à des tendances despotiques explicites… En 2020, après avoir détenu le pouvoir pendant vingt ans, Poutine a modifié la Constitution russe afin d’obtenir une présidence à vie. Je pensais alors que, tant que sa gouvernance autocratique tendrait à se dégrader en une sorte de monarchie néoféodale, une nouvelle révolution en Russie n’était plus qu’une question de temps. Cependant, au lieu d’une révolution, nous avons eu la guerre. De plus, ce qui semblait être une gouvernance autocratique a rapidement pris une tournure fasciste.

Au lieu de se laisser emporter par la tempête de la révolution, une configuration donnée de rapports de force et de propriété, qui se nomme nation, tente de se préserver en trouvant un autre objet à ses pulsions (auto)destructrices.

« Derrière chaque fascisme se cache une révolution ratée » : cette phrase célèbre est souvent attribuée à Walter Benjamin, bien qu’il ne s’agisse pas d’une citation directe, mais plutôt d’une interprétation de certains de ses fragments. Ainsi, dans « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique », il déclare : « Le fascisme voudrait organiser les masses récemment prolétarisées sans toucher au régime de propriété, que ces masses tendent cependant à supprimer12. » Dans la même veine, dans son article « La structure psychologique du fascisme », Georges Bataille caractérise le fascisme comme « une réponse impérative à la menace croissante d’un mouvement ouvrier13  ». Les deux auteurs affirment que le fascisme émerge comme un moyen de neutraliser l’antagonisme social croissant en créant une union nationale des oppresseurs et des opprimés autour d’un chef fort et en canalisant l’énergie de la révolution dans une agression militaire contre un ennemi extérieur.

Le fascisme fonctionne selon le mécanisme que Freud a révélé comme la pulsion de mort aux origines de la guerre : au lieu de se laisser emporter par la tempête de la révolution, une configuration donnée de rapports de force et de propriété, qui se nomme nation, tente de se préserver en trouvant un autre objet à ses pulsions (auto)destructrices. Le grand empire du passé, qu’un leader national appelle à restaurer, correspond à « l’état antérieur », auquel la pulsion de mort nous pousse à revenir. Les exclamations d’Okhlobystine : « Nous n’avons pas besoin d’un monde dans lequel nous ne serions pas les vainqueurs », ne sont que des enregistrements de cette agonie de l’empire, qui lutte désespérément contre son propre désir de mourir dans les flammes de la révolution.

Alors que l’état d’empire décrit par Hegel repose sur la dialectique du maître du monde et d’une personne abstraite, le fascisme, dans lequel le pouvoir impérial s’effondre lorsqu’il tente de se préserver, se développe, selon Bataille, entre les deux pôles du chef et du soldat. C’est là qu’apparaît la structure de base de l’armée qui, d’une part, est associée à la noblesse et à la gloire de l’autorité souveraine et, d’autre part, à l’effusion de sang, au carnage et à la mort. Ces opposés sont unis par les mécanismes d’identification et d’attraction des opposés : « Le caractère affectif de cette unification se manifeste sous forme d’adhérence du soldat au chef d’armée : il implique que chaque soldat considère la gloire de ce dernier comme sa gloire propre. C’est par l’intermédiaire de ce processus que la boucherie écœurante se transforme radicalement en son contraire, en gloire, c’est-à-dire en attraction pure et intense. À la base, la gloire du chef constitue une sorte de pôle affectif s’opposant à la nature ignoble des soldats14. »

Cela nous permet de comprendre le sens de Boutcha : plus la figure du chef est élevée, plus le massacre est ignoble, ce qui donne une charge affective à la sacralité de son statut. Le chef et ses soldats créent une unité dynamique qui opère par la négation : « Des êtres humains incorporés dans une armée ne sont que des éléments niés, niés avec une sorte de rage (de sadisme) manifeste dans le ton de chaque commandement, niés dans la parade, par l’uniforme et par la régularité géométrique accomplie des mouvements cadencés. Le chef en tant qu’il est impératif est l’incarnation de cette négation violente. Sa nature intime, la nature de sa gloire se constitue par un acte impératif annulant la populace infâme (qui constitue l’armée) en tant que telle15. »

Aujourd’hui, alors que la mobilisation militaire a finalement été annoncée en Russie et que tout le monde est potentiellement un soldat, le miroir de Boutcha devient plus clair. On pourrait dire, conformément à la théorie de Freud, que l’ancien empire tente de se préserver en transformant sa pulsion de mort en agression militaire contre le pays voisin. Pour ce faire, le despote est prêt à envoyer à la mort toute sa population. Mais il n’y a rien à préserver ici : nous sommes tous déjà niés par cette autorité fantasmatique – d’abord en tant que personnes, puis en tant que soldats.

Traduit de l’anglais par Jonathan Chalier

  • 1. Cet article a été publié en allemand dans Lettre International (no 139, hiver 2022). Une version développée figure dans Ekaterina Degot et David Riff (sous la dir. de), A War in the Distance: Ukraine and the Return of History, Berlin, Hatje Cantz, 2023.
  • 2. Slavoj Žižek, Moins que rien. Hegel et l’ombre du matérialisme dialectique, trad. par Christine Vivier, préface d’Alain Badiou, Paris, Fayard, coll. « Ouvertures », 2015.
  • 3. Sabina Spielrein, « La destruction comme cause du devenir » [1912], dans Entre Freud et Jung, dossier de Aldo Carotenuto et Carlo Trombetta, édition de Michel Guibal et Jacques Nobécourt, trad. par Mathilde Armand, Marc B. de Launay et Pierre Rusch, Paris, Aubier, coll. « Psychanalyse », 2004.
  • 4. Sigmund Freud, Au-delà du principe de plaisir [1920], trad. par Janine Altounian, André Bourguignon, Pierre Cotet et Alain Rauzy, préface de Jean Laplanche, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », 2013.
  • 5. Ibid.
  • 6. Ibid.
  • 7. Ibid.
  • 8. Albert Einstein et Sigmund Freud, Pourquoi la guerre ? [1933], trad. par Blaise Briod et Christophe David, Paris, Rivages, 2005.
  • 9. Ibid.
  • 10. Voir Scott, “Drunk Ivan Okhlobystin again disgraced: Putin’s accomplice wants to go to fight in Ukraine” [en ligne], Global Happenings, 21 avril 2022.
  • 11. Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Phénoménologie de l’Esprit [1807], trad. par Jean-Pierre Lefebvre, Paris, Flammarion, coll. « GF », 2012.
  • 12. Walter Benjamin, « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique » [1939], trad. par Maurice de Gandillac et Rainer Rochlitz, dans Œuvres III, Paris, Gallimard, 2000, p. 313.
  • 13. Georges Bataille, « La structure psychologique du fascisme » [1933], Hermès, no 5-6, 1989, p. 158.
  • 14. Ibid., p. 149.
  • 15. Ibid., p. 150.