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Le soin, un défi de culture

juillet 2010

#Divers

Pour la médecine (en gériatrie, dans les services de soins palliatifs), la question du soin dépasse la prise en charge technique : elle invite à reconsidérer la relation médicale elle-même. En rupture avec le refoulement de la mort et la technicisation de la relation médicale, la notion de soin impose de replacer les relations entre les personnes au premier plan des préoccupations professionnelles.

« Il faut passer d’une société individualiste à une société du care. » Les récentes déclarations de Martine Aubry1 viennent de faire entrer le care dans le débat public et politique français. Elle traduit par « soin mutuel2 » ce mot qui vient du courant de pensée nord-américain des care studies et de l’ethical care, initié par les travaux de Carol Gilligan et de Joan Tronto dans les années 1980-19903. Ce concept, loin de se limiter à la compassion et au souci des autres, ou à une préoccupation spécifiquement féminine, comme on l’y réduit déjà4, apparaît relever d’une question politique cruciale et concerne l’avenir de notre

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