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« L'affaire Heidegger », suite et fin ?

Coup de sonde

« L’affaire Heidegger », suite et fin ?

De façon récurrente, les médias français traitent de « l’affaire Heidegger », et ce depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Qu’on se souvienne des articles d’Alexandre Koyré (Critique, 1946), de Karl Löwith (Les Temps modernes, 1946), de Georges Friedmann (Hommage à Lucien Febvre, 1953), puis de l’ouvrage de Victor Farias (1987) avant celui d’Emmanuel Faye (Heidegger/L’introduction du nazisme dans la philosophie) publié en 20051, parmi bien d’autres. Ce dernier va beaucoup plus loin que ses prédécesseurs qui, bien souvent, se contentaient de se questionner sur l’attitude de Martin Heidegger lors de l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler. Pourquoi un philosophe – déjà renommé – acceptait-il le poste de recteur d’une université en voie de nazification ? Parce qu’il croyait que le nouveau pouvoir allait engager une véritable réforme des universités au nom de la germanité ? En fait, Heidegger, très vite, démissionne de sa fonction et dans ses enseignements, se démarque de la pensée nazie, comme en témoignent ses étudiants de cette époque et ses cours.

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Thierry Paquot

Philosophe, professeur à l'Institut d'urbanisme de Paris, il est spécialiste des questions urbaines et architecturales, et participe activement au débat sur la ville et ses transformations actuelles. Thierry Paquot a beaucoup contribué à diffuser l'oeuvre d'Ivan Illich en France (voir sa préface à Ivan Illich, La Découverte, 2012), et poursuit ses explorations philosophiques du lien entre nature,…

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