Notes de lecture

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Renaissances de Jack Goody

Trad. de l’anglais et préfacé par Pierre Verdrager

octobre 2020

À l’heure de la recomposition des rapports de force sur la scène internationale, l’œuvre de Jack Goody (1919-2015) mérite d’être lue. Cet anthropologue britannique, de l’université de Cambridge, est surtout connu pour ses travaux sur l’absence d’écriture dans certaines sociétés africaines, puis sur l’écriture1. À la fin de sa longue carrière, il fait une incursion remarquée dans le domaine de l’« histoire globale »2.

Ce livre s’inscrit dans la continuité de précédents travaux de Goody, qui visent à remettre en cause l’idée d’un avantage de l’Occident dans un certain nombre de domaines : capitalisme, modernité, industrialisation ou imprimerie. Il revient sur la division entre sociétés modernes et traditionnelles en mettant l’accent sur la différence entre sociétés orales et « sociétés à littératie » ; il s’intéresse également aux thèses autour de la « grande divergence » entre Orient et Occident. Avec Renaissances, Goody s’attaque à l’hypothès

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Armand Colin, 2020
424 p. 24 €

Benjamin Caraco

Docteur en histoire et conservateur des bibliothèques, Benjamin Caraco est chercheur associé au Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (UMR 8058) et coordonne la rédaction du site Nonfiction.

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La crise sanitaire provoquée par l’épidémie de Covid-19 donne de la vigueur aux critiques de la démocratie. Alors que certains déplorent l’inertie de la loi et que d’autres remettent en cause les revendications sociales, le dossier, coordonné par Michaël Fœssel, répond en défendant la coopération, la confiance et la délibération collective. À lire aussi dans ce numéro : les régimes d’historicité, le dernier respirateur, le populisme américain et l’œuvre de Patrick Modiano.