Notes de lecture

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Atlas des empires coloniaux

septembre 2019

Les auteurs de cet atlas se sont efforcés de décrire une histoire globale. Ils ne se bornent pas à le faire de manière linéaire et verticale les différents empires, mais mettent en valeur les interactions de toute nature à ­l’intersection des empires. Ils illustrent les contiguïtés territoriales, entre empires, comme dans le Grand Jeu, en Asie centrale. Particulièrement éclairante est à cet égard la carte des liaisons commerciales dans l’empire britannique au début du xxe siècle. Immense réseau de lignes maritimes, de câbles sous-marins, de liaisons télégraphiques… enserrant ­l’Eurasie, s’étirant du Canada au Nigéria, à l’Afrique du Sud, puis remontant vers les Indes, via Port-Louis (île Maurice), puis via Singapour se dirige vers l’Australie, la Nouvelle-Zélande, et les îles Fidji. Au vu de cette carte, on est frappé que les « nouvelles routes de la soie » s’inscrivent surtout dans une vision continentale, contrairement au réseau maritime mondial britannique. En examinant ces nombreuses cartes, on resitue les États tampons, comme le Siam, le dessin des frontières, les révoltes, répressions et nationalismes.

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Eugène Berg

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Le dossier, coordonné par Anne-Lorraine Bujon et Isabelle de Mecquenem, remet le sens de l’école sur le métier. Il souligne les paradoxes de « l’école de la confiance », rappelle l’universalité de l’aventure du sens, insiste sur la mutation numérique, les images et les génocides comme nouveaux objets d’apprentissage, et donne la parole aux enseignants. À lire aussi dans ce numéro : un inédit de Paul Ricœur sur la fin du théologico-politique, un article sur les restes humains en archéologie et un plaidoyer pour une histoire universaliste.