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Notes de lecture

Dans le même numéro

Atlas du climat. Face au défi du réchauffement de François-Marie Bréon et Gilles Luneau

Préface de Jean Jouzel

mai 2022

La troisième édition de cet atlas apporte d’utiles informations sur la question du réchauffement climatique, dont les effets ne cessent de s’accélérer. En témoignent la montée constante des températures, la succession des années de plus en plus chaudes et les mesures du niveau d’émission des gaz à effet de serre. Dans l’hypothèse d’une élévation d’un mètre du niveau de la mer, que l’on ne peut exclure, car les tendances actuelles fixent à 2, 8 °C la hausse des températures en 2100, c’est 198 kilomètres de routes nationales, 1 967 kilomètres de voies ferrées, et 15 522 kilomètres de routes communales qui seraient submergés en France ! Selon l’ONU, environ 150 millions de réfugiés devraient être envisagés en 2050, d’autres évaluations fixent ce chiffre à 250 millions. Les coûts d’adaptation pourraient atteindre 500 milliards par an d’ici 2050. Mais les dommages finaux seront bien supérieurs aux seuls effets financiers du changement climatique. Car il s’agira, au-delà des 200 à 300 millions de personnes directement touchées, des millions d’autres qui seront déstabilisées, forcées d’adapter leur mode de vie et de production. Qu’en sera-t-il également de l’effet sur la santé physique et mentale, de la perte de biodiversité, des bouleversements agricoles, des pêcheries en danger, des tempêtes, vagues de chaleur et autres événements climatiques extrêmes ?

Le temps de l’action devient de plus en plus urgent, et force est de reconnaître que, même après la COP26 de Glasgow, l

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Autrement, 2021
96 p. 24 €

Eugène Berg

Eugène Berg, né le 23 septembre 1945, est un essayiste et diplomate français. Spécialiste de la Russie et du Pacifique, il a notamment publié Non-alignement et nouvel ordre mondial (1980).

Dans le même numéro

Patrimoines contestés

Depuis la vague de déboulonnage des statues qui a suivi l’assassinat de George Floyd, en mai 2020, la mémoire et le patrimoine sont redevenus, de manière toujours plus évidente, des terrains de contestation politique. Inscrire ces appropriations de l’espace urbain dans un contexte élargi permet d’en comprendre plus précisément la portée : des manifestations moins médiatisées, comme l’arrachement de la statue d’un empereur éthiopien en Grande-Bretagne, ou touchant à des strates d’histoire inattendues, comme la gestion de la statuaire soviétique, participent d’une même volonté de contester un ordre en dégradant ses symboles. Alors qu’une immense statue célébrant l’amitié russo-ukrainienne vient d’être démontée à Kiev, le dossier de ce numéro, coordonné par Anne Lafont, choisit de prendre au sérieux cette nouvelle forme de contestation, et montre que les rapports souvent passionnés que les sociétés entretiennent avec leur patrimoine ne sont jamais sans lien avec leur expérience du conflit. À lire aussi dans ce numéro : l’histoire, oubli de l’inconscient ?, le prix de l’ordre, pour une histoire européenne, les femmes dans l’Église, les réfugiés d’Ukraine et nos mélancolies secrètes.