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Notes de lecture

Dans le même numéro

Pour une politique de la jeunesse de Camille Peugny

juin 2022

Camille Peugny défend l’idée que la jeunesse « constitue une période de fragilité qui, à l’instar du grand âge, nécessite une intervention forte de l’État ». Pour une politique de la jeunesse, donc, attachée à « la quête de soi » et non à sa finitude.

L’ouvrage donne à voir une génération qui, à la suite de la crise sanitaire notamment, a une plus forte « conscience de perspectives de vie partagées ». Cependant, un recul historique permet d’apprécier la difficulté des jeunes à se distinguer face à une « homogénéité des attitudes » entre générations, et leur propre hétérogénéité selon le niveau de diplôme ou la classe sociale. La jeunesse se caractérise néanmoins par une tolérance relativement plus forte à l’immigration et au partage des cultures. Au niveau économique, les « jeunes semblent majoritairement animés d’une conception sociale-libérale », mais « sans grand enthousiasme  », en tout cas loin des stéréotypes sur leur radicalité anticapitaliste. L’auteur appelle à se méfier des caricatures sur les nouvelles générations au sein du monde professionnel (nomadisme, stabilité non recherchée…) : celles-ci décrivent la réalité d’une élite diplômée, non celle du jeune ouvrier, qui reste attaché à son emploi et garde en mémoire le fort taux de chômage dans sa génération.

La fragilisation de cette génération, avec plus d’un jeune sur deux en emploi précaire, montre que les jeunes ser

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Seuil, 2022
128 p. 11,80 €

Pierre Cilluffo Grimaldi

Doctorant en communication à la Sorbonne, titulaire d'un Master en RSE à Paris Dauphine et d’une certification en entreprenariat de HEC Paris, Pierre Cilluffo Grimaldi étudie les représentations médiatiques de l'Amazonie dans le monde occidental et la façon dont elles polarisent les enjeux environnementaux

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La démocratie des communs

Les « communs », dans leur dimension théorique et pratique, sont devenus une notion incontournable pour concevoir des alternatives à l’exclusion propriétaire et étatique. Opposés à la privatisation de certaines ressources considérées comme collectives, ceux qui défendent leur emploi ne se positionnent pas pour autant en faveur d’un retour à la propriété publique, mais proposent de repenser la notion d’intérêt général sous l’angle de l’autogouvernement et de la coopération. Ce faisant, ils espèrent dépasser certaines apories relatives à la logique propriétaire (définie non plus comme le droit absolu d’une personne sur une chose, mais comme un faisceau de droits), et concevoir des formes de démocratisation de l’économie. Le dossier de ce numéro, coordonné par Édouard Jourdain, tâchera de montrer qu’une approche par les communs de la démocratie serait susceptible d’en renouveler à la fois la théorie et la pratique, en dépassant les clivages traditionnels du public et du privé, ou de l’État et de la société.