Notes de lecture

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Françoise d’Eaubonne et l’écoféminisme de Caroline Goldblum

janv./févr. 2020

C’est la française Françoise d’Eaubonne (1920-2005) qui forge le néologisme « écoféminisme » en 1974 dans Le Féminisme ou la mort, année où pour la première fois un écologiste, René Dumont, se présente à l’élection présidentielle. Femme de caractère et de talent, qui mène sa vie professionnelle et amoureuse avec un sens aigu de la liberté, romancière (Comme un vol de gerfauts en 1947, Les Bergères de l’apocalypse en 1978…), historienne (Éros minoritaire en 1970 ; Les Femmes avant le patriarcat en 1977…), essayiste (Le Complexe de Diane. Érotisme et féminisme en 1951, Écologie et féminisme. Révolution ou mutation? en 1978 ; Le Sexocide des sorcières en 1999…). C’est une militante, admiratrice de Simone de Beauvoir dès 1949 et la parution du Deuxième Sexe, elle signe le Manifeste des 121 pour le droit à l’insoumission en 1960 contre la guerre d’Algérie, le Manifeste des 343 salopes qui ont avorté en 1971 et cofonde le ­Mouvement de libération des femmes (Mlf) en 1970 et du Front homosexuel d’action révolutionnaire (

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Le Passager clandestin, 2019
132 p. 10 €

Thierry Paquot

Philosophe, professeur à l'Institut d'urbanisme de Paris, il est spécialiste des questions urbaines et architecturales, et participe activement au débat sur la ville et ses transformations actuelles. Thierry Paquot a beaucoup contribué à diffuser l'oeuvre d'Ivan Illich en France (voir sa préface à Ivan Illich, La Découverte, 2012), et poursuit ses explorations philosophiques du lien entre nature,…

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L'universel est à nouveau en débat : attaqué par les uns parce qu'il ne serait que le masque d'une prétention hégémonique de l'Occident, il est défendu avec la dernière intransigeance par les autres, au risque d'ignorer la pluralité des histoires et des expériences. Ce dossier, coordonné par Anne Dujin et Anne Lafont, fait le pari que les transformations de l'universel pourront fonder un consensus durable : elles témoignent en effet de l'émergence de nouvelles voix, notamment dans la création artistique et les mondes noirs, qui ne renoncent ni au particulier ni à l'universel. À lire aussi dans ce numéro : la citoyenneté européenne, les capacités d'agir à l'ère numérique, ainsi que les tourmentes laïques, religieuses, écologiques et politiques.