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Bong Joon-ho : cinéphilie, humour noir et société

février 2020

Alternant films d’auteurs et productions importantes, Bong a un parcours unique dans le cinéma, obtenant des succès publics et critiques internationaux. Mais qui est donc vraiment Bong ?

Il est difficile de ne pas apprécier Bong Joon-ho en tant que cinéaste et citoyen de la Corée du Sud contemporaine. Son succès aux Oscars, quoi que l’on pense de cette autocélébration de l’industrie hollywoodienne, représente l’obligation pour l’industrie dominante de reconnaître l’existence d’autres voix (et d’autres voies).

Toutefois, Bong, dont le grand-père, célèbre écrivain coréen, a volontairement rejoint la Corée du Nord au moment de la guerre, a probablement décidé d’une autre stratégie, dont Parasite est peut-être l’allégorie : celle de miner l’ennemi de l’intérieur. Par exemple, après avoir été remarqué pour Memories of Murder, adaptation virtuose d’une pièce de théâtre à succès de l’époque, il s’est vu engagé sur un blockbuster, The Host, à propos duquel il jurait en 2015, lors de sa tournée en France, qu’on ne l’y reprendrait plus. Pourtant, il s’est lancé dans un projet de presque huit ans, Snowpiercer, où il devra lutter contre celui qui est désormais connu comme un démon international, Harvey Weinstein, producteur et distributeur du film. Il est vrai qu’

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