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La double peine de l’université

« Ce qui est à défendre ici va bien au-delà de la question de la sélection : c’est un modèle en péril. »

Le 4 Avril dernier, une assemblée générale de quelques centaines d’étudiants décidait le « blocage illimité » du centre Pierre Mendès France (« Tolbiac ») de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Depuis plusieurs semaines déjà, d’AG en AG, les cours n’ont pas lieu, diverses réunions et actions militantes les remplacent, comme dans d'autres universités[1]. Plus encore, d’autres cours sont organisés spontanément par des professeurs qui semblent de plus en plus nombreux à rejoindre ce que les occupants qualifient d'université libre. On est loin du lieu de non-droit ou de chaos parfois décrit. Tolbiac est devenu le symbole d’une occupation autogérée, avec ses résidents, ses tâches réparties et ses activités programmées… bref, une sorte de Zad (zone à défendre) urbaine. Ce qui est à défendre ici va bien au-delà de la question de la sélection : c’est un modèle en péril.

Les Présidents d’université sont bloqués, eux aussi, comme beaucoup de membres du corps enseignant et du personnel : souvent favorables aux revendications, ils sont forcés de s’opposer &

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Matthieu Febvre-Issaly