Dans la pliure de l’être de Christian Zimmermann


Christian Zimmermann, poète et dessinateur, publie un recueil qui mêle poésies et encres. Le poète a le goût de l’aphorisme, de la parole-éclair (d’où le choix récurrent du haïku), sans se prétendre oraculaire. On en tient pour preuve l’incessant jeu des significations : «  On n’est jamais si bien asservi que par soi-même  » ; «  Excède-toi, le ciel t’etcetera  » ; «  C’est le bénéfice du doute contre le déficit des certitudes.  » De cette défiguration du langage, jaillit parfois un sens nouveau et précieux : «  J’ai beau tendre/ ma presqu’île de langue/ Mon presqu’être de mots  » ; «  Les petites ouvertures/ font les grands courants d’être  » ; «  Il faut chercher la perle de l’huître/ Dans la pliure de l’être.  » Entre chant du signe et jeu de maux, la poésie de Christian Zimmermann fait chemin à la lisière du sens.

Caractères, 2019
98 p. 15 €