Duncan Hull / Flickr : Banksy does Brexit (détail)
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Le Brexit aura bien lieu

septembre 2018

Le tumulte qui a accompagné l’examen par le Parlement de Westminster du projet de loi de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne est l’un des nombreux symptômes d’un pays qui connaît une crise sans précédent depuis les années 1980. La rigueur des échanges entre « pro » et « anti » Brexit, entre partisans d’une sortie « douce » de l’Union européenne et ceux qui souhaitent la rupture brutale renvoie parfois à la violence verbale des premières années de l’ère Thatcher. À l’aube des années 1980 comme en cette fin de la décennie 2010, quel que soit le choix du gouvernement pour éviter un désastre politique, il ­n’entraînera pas l’adhésion d’une large majorité de citoyens. Début juillet, l’orientation suivie par Theresa May vers une forme de Brexit « doux » a provoqué l’ire de l’aile droite des tories et les démissions de David Davis, secrétaire d’État chargé du dossier, et surtout de Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères chantre du Leave.

L’état d’esprit outre-Manche n’a guère varié depuis deux ans.

Deux ans après

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Aurélien Antoine

Professeur des universités, spécialiste du droit britannique, il est l'auteur de Droit constitutionnel britannique (LGDJ, 2016). Il a fondé et dirige l'Observatoire du Brexit (brexit.hypotheses.org), une plate-forme scientifique ayant pour but de suivre et d'expliquer en continu le processus de retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne.

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Alors que l’efficacité des aides sociales est aujourd’hui contestée, ce dossier coordonné par Anne Dujin s’interroge sur le recul de nos idéaux de justice sociale, réduite à l’égalité des chances, et esquisse des voies de refondation de la solidarité, en prêtant une attention particulière aux représentations des inégalités au cinéma et dans la littérature.