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Lectures de Marx par la Nouvelle gauche en 1968

Au milieu des années 1960, alors que la guerre froide semblait figée, l’esprit d’une «nouvelle gauche» émergeait à l’Ouest[1]. Bien qu’il ait été encouragé par des événements dans le tiers-monde, il partait de l’idée que les travaux de Karl Marx, souvent mal compris (ou mal employés), présentaient une théorie capable d’expliquer le malaise face au présent et d’offrir un plan d’action pour l’avenir. À la fois critique et politique, ce sentiment était encouragé par la publication des travaux du jeune Marx ainsi que par ceux de théoriciens et de militants politiques hétérodoxes, réprimés par les partis communistes sous hégémonie soviétique. Ces théories représentaient une «dimension inconnue [2]» qui fit l’objet de vifs débats à la fin des années 1960, mais elles se sont en fin de compte révélées incapables de nourrir la Nouvelle gauche (New Left).

Pendant ce temps, la «vieille taupe»

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Dick Howard

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À l’occasion de la rétrospective consacrée à Chris Marker par la Cinémathèque française, le dossier de la revue Esprit revient sur les engagements de celui qui en fut un collaborateur régulier. Propres à une génération forgée par la guerre, ces engagements sont marqués par l’irrévérence esthétique, la lucidité politique et la responsabilité morale. À lire aussi dans ce numéro : Jean-Louis Chrétien sur la fragilité, les défis du numérique à l’école et les lectures de Marx en 1968.

 

Pour aller plus loin, découvrez une sélection de textes écrits par Chris Marker dans Esprit entre 1946 et 1951 : Chris Marker, cinéaste-chroniqueur