Lectures d’été 2024

La sélection littéraire d’Esprit

La rédaction vous propose sa sélection d’été en dix livres – romans, récits ou recueils de poésie - lus par Esprit ces derniers mois. Car il importe, à distance de la pression des actualités, de ne pas renoncer à la recherche du sens, dont la littérature reste un lieu privilégié.


 

La Sainte de la famille, de Patrick Autréaux, Verdier 2023

Recension de Sabri Megueddem

Quelle place faire à la sainteté ? Patrick Autréaux prend la question par le bout de la vie intérieure. Il la rend à sa part la plus intime, celle qui console et rassure.


 

Zone perdue, de François Bordes, L’Atelier contemporain, 2024

Recension d’Etienne Faure

Dans ce livre, superbement illustré par des photographies saisies par l’auteur, le corps et la respiration du monde se mêlent dans une même alerte : « C’est du réel que tout cela ».


 

La nuit imaginaire, de Hugo Lindenberg, Flammarion 2023

Recension de Thierry Paquot

C’est avec un rare sens de l’observation, des faits et gestes quotidiens, de la ville, de la nature, qu’Hugo Lindenberg décrit, en des phrases superbes, le parcours de son personnage en quête de son identité.


 

Lire Paul Celan, de Didier Cahen, Tarabuste, 2023

Recension d’Anne Dujin

Face à la poésie de Paul Celan, qui a souvent mis en échec les efforts d’analyse les plus érudits, c’est une forme originale qu’a choisie Didier Cahen pour s’en approcher, celle du dialogue.


 

Cézanne, de Marie-Hélène Lafon, Flammarion, D'/APRÈS, 2024

Recension de Jean-François Bouthors

Aller à Cézanne, avec Marie-Hélène Lafon, c’est entrer dans son histoire familiale, marcher dans les paysages où il posait son chevalet et entrevoir son travail à l’établi.


 

L’élargissement, de Robert Menasse, Verdier 2023

Recension de Michel Herland

Dans son nouveau « roman européen », Robert Menasse raconte les coulisses de la Commission européenne lors de négociations en vue d’une éventuelle adhésion de l’Albanie à l’Union, nous permettant de comprendre ces institutions de l’intérieur.


 

Au commencement du monde, de Drago Jančar, Phoebus, 2024

Recension de Sylvie Bressler

Évoquant les événements qui ont marqué sa sortie de l’enfance et défini l’homme qu’il est devenu, le roman de Drago Jančar est aussi celui d’un monde qui panse les plaies de la guerre et dessine les contours d’un avenir autre en cette absence de certitudes.


 

Trust de Hernan Diaz, L’Olivier, 2023

Recension de Bénédicte Chesnelong

Tout l’art et la subtilité de Díaz résident non seulement dans la construction à plusieurs voix de l’histoire des Rask/Bevel, mais surtout dans cette façon de questionner, dans un monde dominé par l’exigence de transparence, la place laissée à l’imagination et à la création.


 

La Buveuse de larmes, de Robert Walser, Zoé, 2024

Recension de Christophe Solioz

L’écriture de Walser a pour effet paradoxal de faire disparaître son objet – ville, livres, théâtre, films – dans le tourbillon d’une écriture restituant l’accélération, la fragmentation, la nervosité de la modernité naissante dont Berlin fut l’épicentre.


 

Lire la poésie de Guy Goffette

Hommage de Jean-Pierre Lemaire

Disparu au printemps, Guy Goffette, lyriste du quotidien, a dépeint la condition de l’homme. Ses poèmes invitent au voyage avec insouciance, confiance en la vie et amour du prochain.