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Les Oiseaux de passage de Ciro Guerra et Cristina Gallego © Diaphana
Flux d'actualités

La Colombie au cinéma

Il n’y a pas pire transgression chez les Wayuu que de tuer la parole, ce qui équivaut à un crime capital.

Deux films sortis en salles ce printemps proposent un portrait nouveau de la Colombie, de manière d’autant plus flagrante pour le spectateur que l’un, Los Silencios (Beatriz Seigner), se déroule à son extrémité sud, dans la zone partagée avec le Brésil et le Pérou, et que l’autre, Les Oiseaux de passage (Ciro Guerra et Cristina Gallego), dans le désert et les montagnes de La Guajira, sa pointe nord. En dehors, donc, de Bogota ou Medellín, de nos images familières. Plus encore, il s’agit de récits sur la Colombie par ses propres habitants (bien que Beatriz Seigner soit brésilienne), mettant en évidence ses croyances, ses mythes et des parties de son territoire, de sa culture. Enfin, pouvons-nous dire, d’autres fictions pour ce pays que celles centrées sur les cartels de drogue (avec pour exemple paradigmatique la série américaine réussie Narcos).

Los Silencios de Beatriz Seigner

 

Los Silencios, présenté à la dernière Quinzaine des réalisateurs, à la fois film sensible et tentative de représentation des traumatismes de la nation colombienne, choisit comme fil rouge de son scénario la négociation en 2016 de l’accord de paix entre le gouvernement central et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

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