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Les mondes de l'écologie. Introduction

janv./févr. 2018

#Divers

Introduction

Alors que nous sommes pris dans l’alternative entre la mondialisation libérale – qui renforce la pression du capital sur les humains et les ressources naturelles – et le repli nationaliste et xénophobe, le projet associant nature et humanité est aujourd’hui le seul qui fasse monde, durablement, c’est-à-dire qui le voit comme tel, dans sa globalité, sa fragilité et son unicité. En effet, il n’existe pas de planète B pour l’humanité, qui doit se penser désormais comme une espèce parmi d’autres, prise dans un réseau d’interdépendances avec son environnement.

C’est ainsi à un approfondissement et à une extension de la solidarité que nous appelle l’écologie politique : il s’agit de reconnaître la solidarité entre les pays riches du Nord, émetteurs historiques de gaz à effet de serre, et les pays pauvres du Sud, vulnérables aux dérèglements climatiques ; entre les riches et les pauvres de l’ensemble des nations, tous affectés par la crise environnementale, même s’ils le sont de manières différentes ; et entre les humains et les non-humains, qui vivent dans un écosystème partagé.

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Jonathan Chalier

Secrétaire de rédaction de la revue Esprit, chargé de cours de philosophie à l'École polytechnique et à l'Institut catholique de Paris.

Lucile Schmid

Haut-fonctionnaire, membre du bureau politique d’Europe Ecologie – Les Verts, membre du conseil de rédaction de la revue Esprit, Lucile Schmid s'est intéressée aux questions de discrimination, de parité et d'écologie. Elle a publié de nombreux articles pour Esprit sur la vie politique française, l'écologie et les rapports entre socialistes et écologistes. Elle a publié, avec Catherine...

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