Parlement, Hongrie
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La démocratie illibérale en Europe centrale

« La non-démocratie libérale, c’est terminé. Quelle journée ! Quelle journée ! Quelle journée1 ! » Ainsi s’exprimait le Premier ministre de la Hongrie, Viktor Orbán, le lendemain de la victoire de Donald Trump. Alors que le reste de l’Europe était encore groggy, Orbán, lui, était euphorique. « Je me sens libéré », a-t-il dit, des contraintes de l’Union européenne et du politiquement correct. « Justifié » serait peut-être le mot le plus approprié. Depuis son accession au pouvoir en 2010, son « changement de régime » a été critiqué à la fois par l’Union européenne et par l’administration Obama. Avec le référendum du Brexit au Royaume-Uni (« Le plus grand acte de défiance à l’égard de l’establishment depuis l’avènement du suffrage universel2 ») et Donald Trump à la Maison-Blanche, il sentit, à juste titre, que le vent avait tourné. Les discours populistes critiqués à l’Ouest du continent se trouvent légitimés, tandis qu’on assiste à l’éclipse du modèle de référence, européen et américain, qui fut important pour les transitions démocratiques d’après 1989. Le modèle d’antan en trois phases –&nb

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Jacques Rupnik

Le politologue Jacques Rupnik est spécialiste des problématiques de l'Europe centrale et orientale. Ses recherches portent sur la transition démocratique en Europe de l'Est et dans les Balkans, l'intégration européenne (élargissement de l'UE et politiques de voisinage) et les nationalismes.

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Les violations des droits de l’homme restent impunies en Syrie. Le rêve illibéral d’une démocratie sans droit gagne la Turquie et les pays d’Europe centrale. Les institutions internationales sont impuissantes ou réduites à mener des actions humanitaires. Si le moment des droits de l’homme est derrière nous, il revient à l’Europe de mener une nouvelle bataille pour ces droits. Des articles aussi sur l’élection présidentielle, la ville numérique et l’Etranger de Camus.