Photo : Victoriano Izquierdo
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Bienvenue dans l’entrepocène

Sous la pression des consommateurs et des salariés, les entreprises peuvent changer leurs modes de communication et de production.

Les entreprises sont au cœur de l’anthropocène qu’on pourrait presque rebaptiser « l’entrepocène », car ce sont leurs activités qui mettent à mal de manière frontale la nature, directement ou indirectement à travers la consommation, générant la pollution, le réchauffement climatique et la diminution de la biodiversité dont notre écosystème pâtit. Ces externalités négatives – dont on sait l’existence depuis longtemps, mais qui ont un impact systémique dont on prend véritablement conscience seulement aujourd’hui – sont un prix que les entreprises n’ont pas contracté l’habitude de payer.

Bien sûr, les nouveaux enjeux environnementaux – nouveaux dans la conscience qu’on en a – génèrent de nouvelles industries, de nouvelles marques et de nouvelles propositions. On ne compte plus les start-up qui proposent d’autres modes de consommation ou de production et tous les grands groupes déploient des politiques « responsabilité sociétale des entreprises » (Rse) exigeantes. Aujourd’hui, chaque entreprise affiche sa mission environnementale, les grands patrons se font les gourous de cette transformation et les directeurs de la communication et du mar

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Jean-Maxence Granier

Agrégé de lettres, linguiste et sémioticien de formation, il a fondé le cabinet de conseil Think-Out spécialisé dans l'analyse des médias. Il s'intéresse à la question des drogues et des psychotropes autour des enjeux de représentation, de philosophie morale et du rôle des groupes d'entraide, et a participé en avril 2016 à l'audition publique sur "La réduction des risques et des dommages liés aux…

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Le dossier, coordonné par Bernard Perret, regrette que la prise de conscience de la crise écologique ait si peu d’effet encore sur la science et les réalités économiques. C’est tout notre cadre de pensée qu’il faudrait remettre en chantier, si l’on veut que l’économie devienne soutenable. À lire aussi dans ce numéro : survivre à Auschwitz, vivre avec Alzheimer, le Hirak algérien, le jeu dangereux entre l’Iran et les États-Unis et un entretien avec les réalisateurs de Pour Sama.