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L'usage des drogues au cinéma

février 2017

#Divers

Si la guerre contre la drogue figure parmi les principales mesures sécuritaires prônées par les États-Unis, et si la légalisation du cannabis médical ou récréatif entre peu à peu dans les mœurs et les législations outre-Atlantique, la représentation des drogues et de leurs consommateurs, au cinéma, reste assez négative. Qu’un personnage prenne du cannabis, de la cocaïne, de l’héroïne, ou de l’ecstasy/Mdma, et le spectateur peut s’attendre à une chute ou à une fin tragique pour lui. Comme si les scénaristes et cinéastes appliquaient encore une certaine morale visant à condamner les usagers de drogues dans leurs fictions, au moment même où les sociétés occidentales se montrent plus tolérantes sur ce sujet, et où les pouvoirs publics tentent parfois de mettre en place de nouvelles politiques moins répressives pour s’y confronter. Et, alors même que les détentions pour usage ou vente de drogues continuent à surpeupler les prisons partout dans le monde, le cinéma persiste à montrer explicitement des prises récréatives de drogue, comme pour démontrer leur insignifiance.

Grandeur et décadence

Ce double parti pris, entre accablement moral de l’usager mais généralisation de l’usag

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