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Dans le même numéro

L'usage des drogues au cinéma

février 2017

Si la guerre contre la drogue figure parmi les principales mesures sécuritaires prônées par les États-Unis, et si la légalisation du cannabis médical ou récréatif entre peu à peu dans les mœurs et les législations outre-Atlantique, la représentation des drogues et de leurs consommateurs, au cinéma, reste assez négative. Qu’un personnage prenne du cannabis, de la cocaïne, de l’héroïne, ou de l’ecstasy/Mdma, et le spectateur peut s’attendre à une chute ou à une fin tragique pour lui. Comme si les scénaristes et cinéastes appliquaient encore une certaine morale visant à condamner les usagers de drogues dans leurs fictions, au moment même où les sociétés occidentales se montrent plus tolérantes sur ce sujet, et où les pouvoirs publics tentent parfois de mettre en place de nouvelles politiques moins répressives pour s’y confronter. Et, alors même que les détentions pour usage ou vente de drogues continuent à surpeupler les prisons partout dans le monde, le cinéma persiste à montrer explicitement des prises récréatives de drogue, comme pour démontrer leur insignifiance.

Grandeur et décadence

Ce double parti pris, entre accablement moral de l’usager mais généralisation de l’usage, demeure malgré ce constat : à l’écran, l’utilisatio

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Louis Andrieu

Cinéphile, il écrit sur le cinéma, les contenus audiovisuel et les images dans la Revue Esprit depuis 2013.

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La prohibition des drogues ne protège personne, sature les forces de l’Etat et favorise les inégalités. Ce dossier, coordonné par Marie Jauffret Roustide et Jean-Maxence Granier, promeut une approche par la réduction des risques.