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Démocratiser l'exécutif. Entretien

novembre 2015

#Divers

Dans son dernier livre, le Bon Gouvernement (Le Seuil, 2015), Pierre Rosanvallon poursuit son exploration de l’expérience démocratique en interrogeant, non plus la production de la loi, mais l’exercice du pouvoir. Prenant acte de la présidentialisation des démocraties, il souligne la nécessité de contrôler le pouvoir exécutif, par l’invention de nouvelles institutions et pratiques civiques.

Esprit – Votre dernier livre, le Bon Gouvernement1, se présente comme l’achèvement d’une tétralogie inaugurée, dans la Contre-démocratie, sous le signe de la défiance des citoyens vis-à-vis des gouvernants. En se tournant vers l’exercice du pouvoir, ce travail opère aussi un déplacement de votre réflexion, qui a longtemps porté sur les formes de la représentation politique. Comment situez-vous cette étape dans votre interrogation au long cours sur la démocratie ?

Pierre Rosanvallon – Ce travail fait partie d’un second cycle de mon exploration intellectuelle. Mes premières questions venaient de la pratique. Je n’étais pas universitaire quand j’ai publié mes premiers livres. Je

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